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JEREMI RA

Historique

Tout a commencé , ou presque, par une histoire d’eau.
Lorsqu’en 1992, quelques pédiatres Rhône Alpins (J.P.Blanc, G.Danjou, J.Langue et d’autres ….) assistent lors d’un congrès à la présentation par le Dr J.L.Guimas de l’action menée au Burkina Faso par JEREMI (Jumelage et Rencontre pour l’Entraide Médicale Internationale), ONG basée à Dijon, ils trouvent là matière à s’impliquer eux aussi en action humanitaire.
Une première mission exploratoire est menée par Jean Paul Blanc, pédiatre à St Etienne, dans le service de pédiatrie du Centre Hospitalier de Ouahigouya (OHG), ville du Nord Ouest du Burkina Faso. Le Dr Lassara Zala, pédiatre formé en France, chef du service, lui fait part de sa difficulté à bénéficier d’un approvisionnement régulier en eau du fait du délabrement du château d’eau de l’hôpital .

La restauration de ce château d’eau fut la première intervention de JEREMI Rhône Alpes (JRA), ONG créée en janvier 1994, inspirée de l’éthique et de la charte de JEREMI (www.jeremi21.org). Jean Paul Blanc en fut le Président fondateur.
Toujours en partenariat avec le Dr Zala, d’autres interventions suivirent, que ce soit au sein même du service de pédiatrie (soutien logistique ou formations dispensées au personnel infirmier) ou à l’extérieur (J.P et M. Blanc, G.Danjou, C.Langue)

1994-1996 : projet de prévention de la malnutrition infantile.
La malnutrition infantile représentait alors un problème de première importance. Afin d’essayer d’y remédier, il fut décidé, en accord avec les autorités sanitaires de la province et avec le soutien du Dr Zala d’aller au-devant de ce problème en essayant de dépister les jeunes enfants menacés au sortir de l’allaitement maternel.
Quatre animatrices furent ainsi recrutées sur concours en 1994 avec pour mission d’aller au sein des concessions pour éduquer les mères (réalisation de bouillies enrichies) et repérer les enfants à risque avant que leur état n’oblige à une hospitalisation Une évaluation pré projet a été réalisée en 1996.

1996-2006 = Programme de prévention de la malnutrition infantile dans la ville de Ouahigouya
Démarré en 1996, ce projet a reçu le soutien du Ministère des Affaires Etrangères. Evalué à deux reprises (en 1999 puis 2001), sur le terrain, par des équipes pluridisciplinaires françaises (A. Abeille, A. Aymard, B. Burlet Viennay, M.J Challamel, G et AM Danjou, A.Fossatti, M H Martin Uran, J.Saint Paul) et burkinabé (L.Zala et les indispensables animatrices….), ce mode opérationnel a fait la preuve de son efficacité. D’abord concentré sur les secteurs urbains les plus à risque, il a été progressivement étendu à toute la ville (2003 – 2006).
Il représente encore actuellement (2015) l’un des pôles essentiels de l’action de JRA.
Le contact rapproché des animatrices avec la population permit également une action de prévention sanitaire et sociale : amélioration de l’hygiène, meilleur suivi des vaccinations, abord de la régulation des naissances, prévention et prise en charge des maladies sexuellement transmissibles (programme de prévention de la transmission mère enfant : PTME VIH), en partenariat avec les associations locales (AMMIE) et le ministère de la santé. 2007-2013 = Extension du programme aux villages périphériques.
Le problème de la malnutrition s’étant déplacé aux enfants hors les murs de OHG, il fut décidé, sous l’impulsion de notre présidente, Brigitte Burlet Vienney , d’élargir notre intervention aux 6 villages ceinturant la ville de OHG, villages dans lesquels les animatrices peuvent se rendre avec les mobylettes fournies par JRA.
Ces visites sont là encore l’occasion de développer des actions d’alphabétisation, d’hygiène et surtout de créations de jardins potagers avec fourniture de semences adaptées (Denis Freyssanges du Bost) afin d’assurer aux femmes un minimum de revenus . La construction par JRA de cases nutritionnelles permettait de pérenniser nos interventions.
En complément l’accès à l’eau a été facilité par le forage de puits grâce à un partenariat avec la Ville de Lyon.
Initialement prévu pour une durée de 3 ans, ce programme a pu être prolongé 3 années supplémentaires, mais pour des raisons techniques, nous avons dû l’interrompre fin 2013 et recentrer notre action de sur la seule ville de OHG

1997-2010 : Diversification des actions (Brigitte Burlet Viennay († 2013)

  • Création et animation d’un centre aéré (Bimbili) par des étudiants français, en partenariat avec le corps enseignant (Claire Burlet Mercusot)
  • Développement d’ateliers de couture et de Patchwork avec les associations locales de femmes (AMMIE, Maison de la femme, Yam la Tuuma,…)
  • Organisation de stages étudiants (élèves infirmières) dans les dispensaires er les services hospitaliers du CHR.
  • Années 2000 : Parrainages d’enfants.
    Cette action coordonnée sur place par Henriette et Jérôme Bellem s’est progressivement développée. Si l’inscription à l’école est gratuite au Burkina Faso, tout le matériel nécessaire (livres, cahiers, crayons, etc) est à la charge (quasi impossible) des parents. Actuellement près de 50 enfants sont parrainés (primaire, secondaire et université pour les plus méritants)

    2014 -2015: Collaboration avec Prisonniers sans Frontières (PRSF)
    Cette collaboration avec Prisonniers Sans Frontières (PRSF) se propose de développer des interventions (respect du droit des prisonniers, hygiène, soins médicaux, nutrition avec développement de jardins potagers), au sein de la maison d’arrêt de OHG où de nombreux enfants et adolescents sont incarcérés (D. Lafont)

    1998 : développement de missions à Madagascar
    Parallèlement à ces actions menées au Burkina Faso, un autre site d’intervention a été ouvert à Madagascar en 1998, à l’initiative du Dr Jacques Richard, puis du Dr Jacques Langue. D’abord à Toamasina, avec création d’une association partenaire malgache (JEREMI Toamasina) puis à Antananarivo et dans plusieurs sites côtiers (ile Ste Marie) ou des plateaux. Initialement orientée sur un soutien logistique aux « médecins libres », l’action s’est progressivement orientée sur la formation scientifique des médecins et paramédicaux des CHU pédiatriques de l’ile :

  • Création d’unités Kangourou (Dr Marie Jo Simon Ghediri),
  • Réalisation d’études scientifiques et épidémiologiques (Dr Patrick Imbert et Josette Raymond) en partenariat avec l’Institut Pasteur de Madagascar et la Société Malgache de Pédiatrie, donnant lieu à la publication de plusieurs articles scientifiques
  • Prévention et prise en charge des affections neuro pédiatrique et formation à l'épileptologie (Dr Denis Verheulpen, Dr Jacques Langue, 2018)

  • Ainsi en 2019, dans son fonctionnement , JEREMI RA associe des actions de terrain (au Burkina Faso essentiellement ) et des actions à caractère plutôt scientifique (à Madagascar surtout). Pour différentes et complémentaires qu’elles soient, ces actions ont toutes pour objectif bien conscient de faciliter l’accès des parties concernées à une progressive autonomie leur permettant de prendre en charge par elles-mêmes les problèmes auxquels elles sont et seront confrontés.

    La charte de JEREMI

    Jérémi est une association privée, à but d’assistance humanitaire, notamment en matière sanitaire et/ou médicale.
    Ses membres s’engagent sur l’honneur à respecter les principes suivants :
    • ils apportent leur aide dans la mesure de leurs moyens et dans le cadre de missions décidées par l’association à tous ceux qui font appel à eux.
    • ils œuvrent dans une totale neutralité et une complète indépendance, refusant toute influence, inféodation à quelque pouvoir extérieur.
    • ils respectent le secret professionnel et s’abstiennent de toute déclaration publique personnelle susceptible de porter tort tant à leur organisation qu’aux personnes qui ont accepté leur concours.
    • ils sont bénévoles et n’attendent aucun avantage financier direct ou indirect autre que celui du service rendu.
    • ils ne prennent pas d’initiative personnelle pouvant interférer sur les actions entreprises par l’association ou les ministères concernés : « primum non nocere »
    • ils se réunissent régulièrement pour réfléchir sur les projets mis en œuvre et les adapter aux demandes et aux nécessités.
    • ils sont en permanence à l’écoute des populations et des administrations dans un souci de respect et des coutumes et des structures locales.
    • ils collaborent dans un esprit de continuité, privilégiant les projets de développement à long terme dans le but de promouvoir des structures et de former hommes et femmes pouvant les faire vivre de manière autonome.
    • ils apportent leur soutien à toute organisation, désireuse de se créer dans le même esprit et de respecter tous les points de la charte pour porter le nom de JEREMI, après approbation du Conseil d’Administration.
    carte afrique
    JEREMI RA

    27, Chemin de la Badelière
    69280 Sainte-Consorce

    jeremira@orange.fr